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Décidément, nous avions un conseil municipal riche en symbolique des grands enjeux de notre société, en particulier l'évasion et l'optimisation fiscales. La délibération 14 valide 5.000 euros que TOTAL accorde à la ville pour réhabiliter la cellule 5 de la Chartreuse St Julien. La charte mécénat a été présentée lors du conseil de la Métropole du lundi 8 octobre. 

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 Total, multinationale aux bases françaises, est sur le podium de l’évasion et l’optimisation fiscales via les Bermudes en passant par le Luxembourg, pays fondateur de l’Union Européenne ou actuellement, les Pays Bas. Un rapport parlementaire ou bien OXFAM, le CCFD Terre solidaire estiment entre 60 et 80 milliards d’euros qui échappent aux recettes du budget de l'état, soit plus que celui de l’éducation nationale et supérieur à l’encourt de la dette publique. Échapper à l’impôt sur les sociétés permet de verser des dividendes aux actionnaires. La France en a été la championne du monde en 2017 ! Pendant que les retraités, les salariés, les collectivités territoriales, les services publics… se voient ponctionnées au nom des déficit publics. En écho à la journée d’actions d’aujourd’hui. Cet argent serait bien utile pour la solidarité, la santé, la culture et le patrimoine, la biodiversité, l’urgence de la transition énergétique.

TOTAL ne rime pas avec écologie. Le pillage effréné des matières premières qui se raréfient continue au détriment de la recherche et de l’investissement pour une transition énergétique.

Nous voterons cette délibération en acceptant le don, je dirais l’acompte de 5.000 euros que Total nous doit au Bien Commun. Afin que les vestiges de cette Chartreuse (NDLR: on peut y ajouter la chapelle St Julien), à laquelle les communistes de Petit-Quevilly, en responsabilité hier et aujourd’hui, ont tant apporté dans leur action à la conservation et à la valorisation de ce « matrimoine » historique et architecturale.

Nous sommes intervenus sur une autre délibération sur l'avis du conseil pour une entreprise logistique s'implantant sur Grand-Quevilly et présentant des risques environnementaux

Je voudrais juste rappeler que Johnson Control, (pour les anciens, c’est Baroclem), employait 280 personnes, tous licenciés il y a maintenant 8 ans, que l’usine était leader mondial de la batterie. Alors que le stockage de l’électricité est un enjeu majeur de la transition énergétique, les actionnaires du groupe Varta ont sacrifiés l’usine et l’emploi vers un pays à bas cout salariaux dans l’Union Européenne.

Rappeler encore que l’entreprise logistique sera peu créatrice de valeur ajoutée et d’emploi sur cet espace devenu friche. Enfin s’il y a une observation à faire, c’est que les entrées et sorties ne se fassent pas exclusivement par camions alors que le site Johnson control était raccordé au fer et jouit d’une proximité de la Seine pour les bateaux et péniches… COP 21 oblige !