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Alors que les salariés des 4 parkings sous terrains de Rouen étaient dans l'action, nous avons assisté à une joute verbale digne d'une épreuve de classement dans cette grande école qui forme à l'administration. Quels sont les tenants et les aboutissants de cette affaire de Société Publique Locale? Vraiment difficile de faire le tri entre chuchotements, instrumentalisation, peurs, mensonges... 

Le groupe Front de Gauche est intervenu, à propos de la fin de contrat de gestion du parking de la gare situé rue Verte, sur notre vision des mobilités.

"Oui, la Commission Consultative de Services Publics Locaux s’est prononcée sur le mode de gestion comme cela est dit dans le rapport. Il aurait été juste de dire qu’elle a voté contre la Délégation de Service Publique proposée pour l’exploitation du parking de la gare.

Et je vais en expliquer les raisons. Depuis le 1er janvier 2015, la métropole exerce la compétence "parcs et aire de stationnement" parce que les métropoles sont des Autorités Organisatrices des Mobilités. Et que le stationnement fait partie intégrante des politiques de mobilités. A la fin du contrat de gestion de ce parking situé dans l’endroit de notre territoire le plus inextricable en matière de circulation, rue Verte, cela ne s’invente pas, secteur le plus pollué de la métropole, il aurait été judicieux de définir une feuille de route pour une politique cohérente et multimodale en matière de stationnement. Car le PDU, datant de 2013 est très largement dépassé par les exigences qui s’imposent à nous. En rappelant que là encore, notre territoire fait exception avec une compétence du stationnement en surface qui reste communale alors que les préconisations du Groupement des Autorités Responsables de Transport (associations d'élus) aboutissent – enfin - au 1er janvier 2018 pour une politique tarifaire du stationnement et des PV harmonisée, adossée aux politiques de mobilités de chaque territoire.

En l’absence d’un politique communautaire lisible et consensuelle en matière de stationnement et d’un cadre commun d’actions, nous nous abstiendrons sur cette délibération. Afin de bousculer nos décideurs face aux engagements pris lors de la COP Métropolitaine."

Source: Flickr

L'usage du vélo comme mode de déplacement reste encore trop confidentiel dans la métropole. Malgré un taux d'équipement élevé, les obstacles sont multiples, en commençant par les infrastructures dédiées, sécurisées, lisibles. Notre groupe a rappelé que l'on peut mieux faire, et surtout bousculer des pratiques afin d'améliorer un air vraiment dégradé. Pour cela, action publique et choix individuel doivent se conjuguer.  

"Alors que nous allons voter pour la reconduction d’un soutien financier à l’achat d’un Vélo à Assistance Electrique, j’attire votre attention sur l’excellent travail des agences d’urbanisme dans le document intitulé « Métro scope, 50 indicateurs clés pour les métropoles françaises » parue au mois de juin et qui vient de nous être fourni lors de la récente AG de l’agence. L’étude y compare les 15 métropoles. On y apprend que notre métropole est classée avant dernière concernant l’offre de transport en commun bus tramway métro par habitant.

Pour le vélo, p 43, la part du linéaire de voirie considéré comme cyclable y est photographiée. Surprenant, on y apprend que notre territoire n’a pas de données disponibles ! Cela pose la question des compteurs pour piloter une politique volontariste d’usage du vélo par les priorités affichées, les investissements proposés et les soutiens financiers votés. A l’heure ou la COP métropolitaine semble vouloir obtenir des résultats tangibles en matière de maîtrise des émissions de CO2, et au-delà de l’effet d’annonce, il serait intéressant d’avoir un diagnostic fiable et partagé afin d’y mesurer l’efficacité des actions entreprises." 

A noter qu'est apparu à la tribune présidentielle des gobelets mono usage qui augure mal de l'urgence de réduire notre empreinte carbone.

Nous reviendrons dans un prochain article sur notre positionnement concernant le vote du budget primitif 2018 qui avoisine les 800 millions d'euros ainsi que notre évolution dans la gestion en régie de l'aéroport de Rouen-Boos.