La foule était présente ce vendredi 18 octobre pour inaugurer l'allée promenade "Robert Pagès". Frédéric Sanchez, maire de Petit-Quevilly, Evelyne Pagès veuve de Robert, Josiane Motte fille de Robert et André Delestre, élu communiste ont retiré, dans un même geste, le drapeau tricolore de la plaque commémorative. Puis, cheminant vers une salle annexe du collège Fernand Léger, le groupe a pu découvrir la transformation du quartier. On notait la présence de Thierry Foucaud, vice président du Sénat et maire de Oissel, Noel Levillain, vice président de la Région, Patrice Dupray, président du SMEDAR, Françoise Duquenne et Philippe Dupray élus socialistes qui ont travaillé avec Robert dans une gauche rassemblée...

André Delestre puis Frédéric Sanchez ont pris la parole pour tracer la personnalité du sénateur maire disparu. Eve a lu 3 poèmes écrits par Robert et lancer un flamboyant plaidoyer pour défendre et mettre en oeuvre les valeurs de la gauche portées par Robert.

Voici l'intervention d'André Delestre, président du groupe des élus communistes et républicains de Petit-Quevilly:  "Chère Eve, chères Josiane, Josette, cher Joël, chers amis et camarades, chers collègues, mesdames, messieurs,

 Robert Pagès est aujourd’hui honoré par sa ville, Petit-Quevilly, cette allée promenade va porter son nom. C’est une bonne décision du Conseil Municipal et de son Maire que je remercie de l’avoir proposé. La famille est très sensible à la reconnaissance publique de l’action de Robert. Nous ne sommes pas dans le formalisme républicain. Robert était le sage de notre ville que les élus en responsabilité écoutaient, consultaient jusqu’au dernier moment de sa vie.

 Pendant près de 50 ans, il a oeuvré à la transformation de notre ville, la ville moderne que nous connaissons aujourd’hui. Petit-Quevilly est bien équipé en écoles, en salles de sports, en espace culturel théâtre, école de musique et de danse, en services publics de proximité, en logements et commerces… Rappelons nous des m2 sociaux du quartier Nobel, vraie innovation afin de créer du lien social ! Les bases d’une ville résolument tournée vers l’avenir sont posées !

 Robert a été l’homme communiste fidèle toute sa vie aux idéaux de sa jeunesse. Ses valeurs ont transcendé sa passion au service des autres et sa responsabilité d’élu. Père attentif et instituteur exigeant, il avait le souci du travail collectif. Avec Martial Spinneweber, Henri  Levillain, Jean-Pierre Marais et tous ses camarades, puis dans une inversion des équilibres politiques municipaux, il a toujours voulu rassembler les femmes et les hommes de progrès, les forces de gauche. La vie politique n’est pas un long fleuve tranquille. Robert a eu l’intelligence d’assumer les débats et confrontations pour mieux les dépasser afin de faire prévaloir l’intérêt supérieur des Quevillaises et Quevillais. Il apportait une attention particulière aux plus fragiles afin que les décisions publiques aillent dans le sens du mieux être pour tous, sans exclure personne. L’injustice, les inégalités, la cupidité, le cynisme le révoltait.

 Robert était un gentil dans un environnement politique rude. Le climat délétère que nous vivons aujourd’hui, j’en suis sûr, l’aurait mis en colère. Le parlementaire qu’il a été n’avait de cesse de rappeler les fondements de la République Française et les droits de l’Homme. Sa fine connaissance des dossiers était reconnue bien au-delà du groupe communiste et républicain au Sénat. Il faisait autorité.

Cette allée, au cœur de la ville dans une centralité retrouvée, est un véritable pôle d’échange qui débouche sur l’avenue Jean Jaurès, le fondateur du journal l’Humanité assassiné il y a presque 100 ans, allée qui mène vers le théâtre Gorki,  aujourd’hui la Foudre, qui doit tant à Robert. Pour lui, l’émancipation humaine passe par l’accès et par la pratique des arts. La culture pour tous est un droit fondamental qui doit être réalité dans la cité.

DSC01947

 

 Reconstruire le collège Fernand Léger en lieu et place d’une caserne, le pacifiste appréciait. Offrir des espaces pour l’activité économique et donc l’emploi dans cette construction majestueuse, préservée et réhabilitée, l’élu approuvait. Accueillir des nouveaux habitants dans des logements avec des commerces et services publics de proximité, le bâtisseur savourait. Relier les habitants et offrir un cadre de vie de qualité afin qu’un vivre ensemble soit possible, le responsable confirmait.

Une partie de la personnalité de Robert se résume dans cet environnement. Il restera un acteur  majeur de notre ville. Votre présence nombreuse le prouve.

 L’action de Robert Pagès est aujourd’hui encore, une référence pour les militants, les responsables politiques, les élus. Son attachement sans faille au bien public lui donnait la force nécessaire pour surmonter les obstacles. Poète à ses heures, mais bâtisseur tout le temps. Voilà ce qui caractérisait l’homme que nous honorons aujourd’hui. Merci de graver le nom de  Robert Pagès au cœur de la vie quevillaise."