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Alors que ce gouvernement, assurément de droite, s'engage dans une attaque sans précédent contre les fonctions publiques d'état, hospitalière et territoriale, nous avons consacré notre tribune de juin sur ce sujet. Les luttes aux urgences, dans de multiples secteurs et lieux mais aussi le succès de l'Armada montrent que les services publics restent une modernité à développer, à renouveler. Afin de faire "société", vivre ensemble.

Un à un, le maillage des services publics est détricoté, tel le Trésor Public de notre ville.

Anicet Le Pors, ministre communiste de la fonction publique sous F. Mitterrand, déclarait : Au pouvoir, Emmanuel Macron rompt avec une histoire émancipatrice, il s’abandonne à la « main invisible » du marché au lieu de fonder l’action publique sur des bases rationnelles, il tourne le dos à la morale républicaine en permettant l’entrée des intérêts privés au sein de l’action publique.

Pour le président du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale, Philippe Laurent, "de toutes façons, la suppression de 70 000 postes prévus dans la seule fonction publique territoriale n’est qu’un vœu pieux. C’est une décision qui n’appartient qu’aux maires. Évidemment, si on leur coupe leurs ressources comme on le fait avec la suppression de la taxe d’habitation, ils réduiront des postes."

Les fonctionnaires sont le quotidien de nos vies dans l’éducation nationale, la santé, la justice, la police… et la maison commune que sont nos mairies. Méfions nous des campagnes de communication visant à accréditer qu’un service public coûte cher, ça fonctionne mal. Il en va de notre qualité de vie, de l’emploi, de l’attractivité de notre territoire, du bien commun. (tribune parue dans le journal municipal de juin 2019)