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Mardi 5 février, se tenait le conseil municipal. D'entrée, les élus communistes ont une fois encore dénoncé la fermeture du Trésor Public à Petit-Quevilly, mais aussi des agences de Seine-Maritime qui entraîne la suppression de 154 emplois de fonctionnaires au ministère des Finances, alors que nombres de nos habitants sont désorientés par la dématérialisation à marche forcée, le prélèvement à la source et dénoncent avec force l'injustice fiscale. En 2h, devant Carrefour Market, nous avons recueilli 80 signatures contre la suppression de l'ISF, signatures qui seront portées par le député Hubert Wulfranc au président des ultra riches. Ce même jour, au même lieu, le Secours Populaire organisait une collecte de produits alimentaires pour les personnes fragilisées par la précarité. Dans un raccourci saisissant, cela montre des inégalités sociales qui se creusent, menaçant notre République.

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Concernant le débat d'orientation budgétaire, l'adjointe au maire, en charge des finances, a présenté le programme d'investissements qui va de la rénovation des écoles en passant par le nouveau centre de loisirs Wallon, la poursuite de Petit-Quevilly village, l'isolation thermique et la sobriété énergétique... Les élus communistes soutiennent ce programme d'investissements, veulent stabiliser les taux de la fiscalité locale et veulent maintenir le gel des tarifs municipaux en 2019.

Tiphaine Berthelot, pour les communistes, a déclaré: "Merci pour cette présentation de la santé financière de notre commune et des éléments pour une orientation budgétaire pour 2019.  On doit se féliciter collectivement de cette bonne santé financière tout en continuant à investir dans des projets pour les habitants d’aujourd’hui et de demain et notamment la refonte du centre de loisirs ou la rénovation des écoles, l’amélioration du cadre de vie... Bien soutenu par la Métropole sur ces projets, ils contribuent à l’attractivité de notre ville.

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Tous ces investissements sont nécessaires, y compris pour l’emploi, ô combien vital pour nos habitants, par la commande publique.

Néanmoins, nos habitants d’aujourd’hui souffrent et ils nous le disent. A l’occasion des réunions de quartiers, de la cérémonie des vœux, du repas des cheveux d’argent ou lors de nos rencontres quotidiennes dans la ville, ou très récemment à l’occasion du débat organisé par le CESER vendredi dernier.

Des femmes et des hommes s’expriment pour demander une meilleure répartition des richesses, une augmentation des salaires, des pensions, des minimas sociaux, demander une réforme fiscale, des services publics plus efficaces, présents physiquement pour répondre à leurs besoins, une transition énergétique juste et solidaire …

Les Elu.e.s municipaux de Petit-Quevilly ont peu de levier pour permettre la réalisation de ces revendications pour une vie meilleure, mais les Elu.e.s Communistes les relayent depuis bien longtemps et continueront de faire des propositions pour aller dans ce sens. Rappelons que nous sommes particulièrement attachés aux services publics et à la juste rémunération des agents territoriaux afin qu’ils - elles puissent vivre dignement de leur travail.

Ainsi à la lumière des éléments de ce débat, certes, nous devons maintenir un niveau important d’investissements sur les équipements existants. Mais au regard des besoins, nous mettons en débat la possibilité de créer de nouveaux services pour soutenir les habitants les plus fragiles, une aide municipale sous la forme d’un crédit à 0% pour construire leurs projets, un tarif de restauration municipale beaucoup plus accessible, le développement à l'aide aux devoirs, des services de proximité pour aider les habitants dans leurs démarches administratives… autant d’idées que nous pouvons mettre vraiment en commun au service des Quevillais.

Nous proposons, que dans la foulée de ce DOB, une commission intègre ces éléments pour un budget 2019, qui serait notre contribution concrète au mouvement en cours, auxquels les quevillais-es participent activement."

Le maire a proposé que, très rapidement, une réunion soit montée afin de tenir compte des propositions que nous avons faites. A noter que les élus F.haiNe n'ont rien à dire, rien à proposer, rien de rien sauf à démontrer leur indigence politique. D'autres délibérations concernant la santé ont été approuvées, à partir d'un diagnostic alarmant sur l'accès aux soins. Le nombre de médecins généralistes a baissé à Petit-Quevilly. Et le manque de spécialistes, dentistes,ophtalmologistes... est criant. Les synergies entre CMS, maison de garde, CHU St Julien, personnels de santé et médecins, éducateurs et animateurs... sont à contruire pour que la prévention et l'accés aux soins améliorent des indicateurs mauvais, en priorité vers nos habitants les plus fragiles. 

DSC03997Une délibération a suscité notre attention sur la démolition des 237 logements sociaux de Seine Habitat aux 13, 15, 17 et 19 rue Pablo Néruda.

Tiphaine Berthelot: "L’Etat finance la rénovation du quartier de la piscine. Comme nous l’avons déjà dit : c’est tant mieux ! La présente délibération nous demande d’acter la démolition des 237 logements, avec une échéance, de lancement du marché parue dans PN, au 1er juillet 2020! Cela représentera des milliers de mètre cube de bétons, sûrement beaucoup de poussière à la clé mais surtout toute une vie bousculée pour des centaines d’habitants !

Des Quevillais qui, pour beaucoup souhaitent rester, qui nous le disent, qui ne comprennent pas pourquoi les travaux récents de rénovation aboutissent à une démolition, qui ne se projettent pas dans le futur quartier dont ils ne connaissent pas tous les contours et dans lequel ils ne savent pas s’ils auront leur place.

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Certains, au vu de ces éléments décident de fuir l’incertitude et quittent un quartier au cœur de la ville et de l’agglomération, proche des transports, des commerces, de leurs amis, de leurs écoles … Nous devons être à l’écoute et ne pas précipiter les évènements, il faut se donner le temps nécessaire pour travailler au relogement de tous ceux qui font le choix de rester. Certes, si techniquement, il faut voter cette délibération pour faire avancer le projet, nous voterons mais nous accompagnons notre vote positif à l’alerte afin que soit adoptée la plus grande délicatesse et prudence pour les locataires de Seine Habitat. Ainsi nous demandons un bilan mensuel des départs, des souhaits et des propositions faites à ses habitants.

Il a été rappelé que Logirep, qui est aussi concerné par la rénovation urbaine en cours par la démolition de 150 logements sociaux. Le bailleur tarde à s'engager dans les propositions de relogements. Nous serons particulièrement attentif, mois par mois, à ce que les quelques 800 habitants concernés, soient respectés dans ce choix contraint au renouvellement de la ville. Et nous le redisons avec force, la rénovation urbaine ne peux pas se faire sur l'idée exclusive de mixité sociale vers le renfort de la propriété privée. Et ce quartier a des atouts forts, comme l'a rappelé notre camarade.