Dans Paris-Normandie du vendredi 13 mars, un article traite du canton de Petit-Quevilly, qui comprend depuis le dernier redécoupage la partie ouest de Sotteville. Les informations qui servent au commentaire politique du journaliste viennent de Wikipédia. Seulement voilà, de graves lacunes accréditent l’idée d’un fief historique du PS, ou le seul choix serait entre eux et le FhaiNe. Je cite : « …on ne voit pas comment le canton… pourrait échapper au duo… surtout par le poids de l’histoire. Depuis 1919 et le SFIO Paul Bazin, sans oublier la parenthèse communiste d’Henri Levillain (1985-1994), l’ancien canton de Petit-Quevilly est toujours tombé dans l’escarcelle socialiste (avec notamment F. Zimeray). Et le bout de Sotteville les Rouen, rattaché depuis 2014 par le truchement du récent redécoupage, est de la même eau. Communiste depuis 1945, il a été repris par le socialiste Pierre Carel. »

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Manifestement, l’auteur méconnaît l’histoire, ni même les évolutions institutionnelles, du département qui existe depuis la révolution française.

Rappelons que le PCF a été créé au congrès de Tours en 1920. En 1919, Paul Bazin ne pouvait pas avoir QUE l’étiquette SFIO. Paul Bazin rejoint le PCF et est réélu en 1921 maire de Petit-Quevilly comme communiste, SFIC. Et l’auteur nous fait un saut dans l’histoire du canton jusqu’en 1983. Petit-Quevilly semble disparaitre. Pourtant, un conseiller général, maire communiste de Petit-Quevilly a marqué la ville et le canton de Grand-Couronne, une autre ville administrée par un communiste : Martial Spinneweber de 1945 à 1967 et conseiller général de 1954 à 1962. Henri Levillain a repris le flambeau de 1967 à 1983 comme maire, et comme conseiller général de 1982 à 1994. Et Robert Pagès maire de 83 à 89 en photo. C’est "...une belle parenthèse" qui a permis de transformer la ville, l’équiper après les destructions de la guerre… Oui, Petit-Quevilly est une terre rouge, de la résistance aux luttes pour la liberté des peuples indochinois et algériens, des conquêtes sociales aux combats actuels contre les régressions. Avec des élus humbles et dévoués, entièrement au service de la population.  Et de 1923 à 1945, le canton est le reflet de cette histoire de la France, de la montée du fascisme au Front populaire, des grandes luttes ouvrières à l’occupation nazie. Aimable Lozai a été un des élus de la ville. Il n’était pas socialiste, ni communiste d’ailleurs. Mais il a marqué la ville comme patron aussi, en nous laissant ce club de football emblématique.

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En fait la ville ne s’est donnée un conseiller général rose que depuis 1994, parachuté en 89 à la demande de Laurent Fabius afin de conquérir ce territoire pour en faire son piedestal à la dimension de son ambition politique. Depuis, la Roseraie de Grand-Quevilly a produit ceux qui décident aujourd’hui notre quotidien à la Métropole, au département, à la Région et au sein même de la politique nationale et internationale. A en étouffer la démocratie par la rente et la nomination des copains, par le verrouillage des décisions, par l’hégémonie exclusif y compris au sein de leur propre parti. Pierre Bourguignon, Jean-Yves Merle... pourraient en témoigner!

Les communistes sont toujours présents à Petit-Quevilly, libres de leur parole et de leur action. Les quevillais-es peuvent les rencontrer tous les jours, et pas uniquement lors des élections. Ils participent, en donnant le meilleur d’eux –même, à la transformation de la ville. Ils y sont pour quelque chose dans la Chartreuse, le jardin des oiseaux… Ils sont présents et actifs dans les luttes. Ils sont engagés dans les associations et organisations syndicales. Et ils sont candidats aux départementales (comme à chaque élection cantonale) dans un soutien large et rassemblé pour un vrai changement de gauche et face aux fascistes et fanatiques qui menacent notre « vivre ensemble ».

Num-riser

  • Petit-Quevilly n’est pas le récent fief rose inexpugnable !
  • Petit-Quevilly n’est pas condamnée à subir les ravages sociaux et environnementaux du capitalisme !
  • Petit-Quevilly n’a pas le choix entre hégémonie, abstention et haine, xénophobie, souffrance ! 
  • Oui, Petit-Quevilly peut choisir de replacer l’Humain au coeur des politiques publiques !
  • Oui Petit-Quevilly peut renouer avec l’exigence de paix, de solidarité internationale !
  • Oui, Petit-Quevilly peut se donner des élus qui réellement les représentent en  réactivant la démocratie et la citoyenneté !

Voilà le vrai enjeu sur notre canton mais aussi au niveau national. Mettez vos colères dans l’urne le 22 mars ! Votez rouge ! Choisissez l’Humain d’abord!

Pour l'urgence sociale et l'exigence environnementale.

Nous disons ce que nous allons faire. Nous faisons ce que l'on a dit.