Mettre en concurrence le courrier postal des collectivités est un mauvais signal politique .
En 2010, sous la présidence Sarkozy, quand le gouvernement Fillon a fait voté une loi sur l'ouverture à la concurrence du courrier postal, s'inspirant d'une directive européenne, les forces de gauche dans l'opposition ont exigé un référendum "pour ou contre la privatisation de la Poste". Face au déni démocratique de la droite, les organisations du PS, du PCF... ont organisé un référendum, soutenu par les organisations syndicales unanimes. Elle a recueilli un vrai succés. Comme partout en France, à Petit-Quevilly, devant le bureau de Poste, dans les quartiers, les militants ont expliqué les conséquences au quotidien de la remise en cause d'un service public du quotidien que nous constatons aujourd'hui (logique marchande, perte de proximité et regroupement, tarification explosive, compression des emplois, service dégradé...)
Alors que le PS, après 2012, a eu tous les pouvoirs pour faire une politique de gauche, la loi de privatisation de la Poste n'a pas été abrogée. Rappellons qu'un réglement émanant de l'Europe est transposable en droit dans chaque état membre de l'Union Européenne. Par contre, une directive est soumise aux choix politiques de chaque pays. De la privatisation des services publics à la soumission des marchés financiers, la Poste est un exemple du renoncement de Hollande au changement maintenant.
Aussi, quand la Métropole, avec les villes de Rouen, Petit et Grand-Quevilly ont présenté aux assemblées délibérantes le lancement d'un marché ouvert à la concurrence du courrier postal de ces collectivtés par groupement de commande, les élus communistes ont décidé de voter contre en rappelant le positionnement et l'engagement politiques des uns et des autres. Pourquoi tant de zèle, ici et maintenant?


