"Un vent mauvais balaie l'Europe" par Daniel Paul, député honoraire de Seine-Maritime
Un vent libéral qui veut tout livrer aux exigences des marchés financiers. Partout, la priorité c’est la « compétitivité ».
Pas en s’attaquant au coût du capital, aux cadeaux fiscaux ou aux dividendes ( photo 1: yacht amarré dans le port de Bonifacio au mois de juin pendant que les heureux proprios déjeunent). Non, partout, être compétitif, c’est accepter la baisse du coût du travail, la précarité, la concurrence faussée, l’austérité pour la protection sociale et les budgets publics (Photo 2: l'usine Transformateur de Petit-Quevilly avec 310 femmes et hommes sur le carreau en 2 ans) .
Partout, la déferlante libérale a nourri les droites et les extrêmes-droites. Elle a aussi emporté les partis socialistes ou socio-démocrates et poussé les électorats populaires dans l’abstention.
Mais en Grèce, en Espagne, en Grande Bretagne et même en Allemagne, une brise se lève. Certes, cela reste fragile. Les "libéraux" ne laissent pas faire. On le voit avec la crise grecque. Mais, l’avenir est à coup sûr du côté de ceux qui pensent qu’une autre société est possible, plus juste, plus humaine.
En France aussi, l’urgence est de sortir de l’impasse où mène un gouvernement élu par le peuple de gauche mais qui applique une politique libérale. Pas en laissant le pouvoir à une droite décomplexée et revancharde. Mais par des actes qui redonnent du sens et de l’espoir à gauche.
Daniel PAUL, député honoraire dans Libre Opinion du Havre Libre du 22 août.