DSC08686

Mardi 2 avril, le conseil municipal s'est réuni avec des point importants à l'ordre du jour: le vote du budget primitif 2019, les tarifs des services municipaux, le Plan Local d'Urbanisme Intercommunal. La présentation du BP a fait l'unanimité de la majorité municipale. Les taux sont identiques à 2018. L'investissement reste important autour des projets en cours (Petit-Quevilly village, centre de losirs, les écoles, l'isolation thermique, le théatre...). A noter, l'intervention d'une élue FN qui a lu des notes, très certainement écrites par d'autres, ou le fil conducteur xénophobe et discriminant, a amené ce commentaire d'André Delestre, "lamentable et affligeant".

2G8B5950

Sur les tarifications proposées, Tiphaine Berthelot, au nom du groupe communistes est intervenue:Avec cette délibération d’une série habituelle à cette époque de l’année,  il est proposé le vote des tarifs pour nos services périscolaires, de loisirs, de culture, sport … tout ce qui fait la vie du quotidien.

En 2018, le groupe communiste s’était félicité du gel de tous les tarifs des services municipaux. C’était une respiration pour toutes les familles avec des enfants. D’autres part, les propriétaires avaient vu le taux de l’ impôt foncier sur le bâti diminuer légèrement. Accompagner d’une mesure gouvernementale sur la taxe d’habitation.

La loi des finances 2019 a fixé l’augmentation à +2,2% les bases de la valeur locative.  Ce qui annulera, de fait, la respiration fiscale votée l’an dernier. Avec une inflation à 1,8% qui touche l’alimentation, les déplacements, les énergies…,  véritable impôt sur les revenus les plus modestes, c’est bien le pouvoir d’achat qui est en cause. Certes, comme nous le disions encore au dernier conseil municipal,  les possibilités des collectivités comme la nôtre pour augmenter le pouvoir d’achat sont minces. Nous nous réjouissons d’avoir été entendu sur la restauration scolaire ( NDLR: les tarifs sont gelés pour la 2ème année consécutive), mais dans le contexte actuel de revendication contre le mal vivre d’une grande partie de la population, ces augmentations supérieures à 2% des autres tarifs ne nous semblent pas aller dans le bon sens. D’autant que la bonne santé financière de notre collectivité ne peut faire l’impasse sur celles de nos habitants plus critiques

DSC03131

Au fil des années nous avons travaillé collectivement à concevoir des tarifs solidaires et accessibles qui bien entendu ne couvrent pas la totalité du coût de fonctionnement et qui rendent toujours aussi attractifs ces activités. Mais les quelques euros sur un mois, se transformant en quelques dizaines, voire centaine d’euros par ans, s’ajoutent à des salaires, des pensions, des prestations bloqués, rognés par l’inflation.

Afin que notre objectif reste l’accès à la culture, au sport pour toutes et tous, et notamment les plus modestes, nous souhaitons qu’une réflexion soit à nouveau menée sur cette question. Et être mieux entendu sur nos propositions de plus de tranches de quotient familial dans le calcul du tarif des activités, développer les interventions en partenariat avec les écoles.

P1050798

Après un échange, le conseil a voté les tarifs. Une présentation du PLUI arrêté au conseil de la Métropole a été fait. Il fait l'objet d'un vote dans chaque conseil des 71 communes la composant. Dans la ville la plus dense de l'agglomération et très minérale, le texte arrêté intègre les remarques et propositions des élus, en particulier sur les hauteurs des constructions revues à la baisse, sur la place de la nature en ville... Adopté à l'unanimité, en y rajoutant des éléments d'écriture pour améliorer encore le texte proposé, et après avoir remercier les services de la ville pour leur travail, André Delestre, en charge de l'urbanisme, a rappelé que c'est un document vivant, qui fixe pour les années à venir le cadre du renouvellement dans une ville qui se transforme comme par exemple le quartier de la piscine ou bien le quartier Flaubert dont un 1/3 de la surface est quevillaise.