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Dans la grisaille de ce jour de "black friday" de décembre, le centre commercial a piètre allure. A l'entrèe, la porte verrière est fissurée. Dans l'allée, des cases commerciales affichent leur misère à vendre, à déstocker, à aller voir ailleurs.  Des affiches de manifestations ou de publicité égayent les rideaux de fer ou devantures aveugles. Déambulent quelques personnes, souvent âgées venues faire leurs courses aux rares magasins encore ouverts, à la pharmacie incontournable, au Leader Price, encore tête de gondole du centre. Pas d'affiche annonçant la fermeture le 31 décembre. Les personnels sont déjà informés de leur licenciement, sans formalité, sans reclassement. La casse du code du travail par Valls puis Macron ont détruits les taquets de protection des salariés. Les organisations syndicales sont souvent absentes avec les discriminations, la répression que subissent leurs militants.

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Le magasin de Caudebec les Elbeuf a fait l'objet d'un article dans Paris-Normandie suite aux alertes des salariés et du maire. Ici, à Petit-Quevilly, hormis les communistes et leurs élus mobilisés, la communication est réservée à ce qui brille. La chaîne Leader Price appartient à une des familles les plus fortunées de France. Gageons que l'on entendra des éléments de langage sur ce centre malfoutu, l'espace privé, le peu de dynamisme des commerçants, des propriétaires de cases très gourmands, la sacré loi du marché, une page qui se tourne comme précédemment Pétroplus, le textile... moins la question du pouvoir d'achat, la concurrence mortifère des grands groupes de la distribution, leurs profits insolents, la complaisance des pouvoirs publics à l'installation de grandes surfaces déshumanisées, la société d'une consommation effrénée, les délaissés invisibles en bord de route, les rapaces de l'immobilier à l'affût... Et bien sûr, quid de la proximité, enjeu aussi bien social qu'environnemental. 

Et puis, certains bien pensants oseront dire que c'est de la faute aux cris de colère jaune qui s'expriment. Même si la décision des actionnaires a été prise bien avant ce mouvement social.

Nous pensons à ces femmes et hommes qui passeront les fêtes de Noël avec la lettre de licenciement dans leur chair. Nul doute qu'ils rejoindront les innombrables fâchés et révoltés, face à ce monde injuste et cruel au pouvoir détenu par une petite poignée d'aristocrate de la finance, Macron en étant le personnage incarné. 

Les communistes vous appellent à vous mobiliser pour défendre les services de proximité, sauvegarder les emplois, exiger la revalorisation des salaires, pensions et  défendre une autre répartition des richesses.