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Le conseil de la métropole s'est réuni le lundi 6 novembre 2017. Une délibération proposait de créer une régie publique "réseaux de chaleur". A l'heure du lancement de "la COP21 à l'accord de Rouen pour le climat"qui s'ouvre vendredi 8 décembre au H2O, la déclaration du groupe Front de gauche trouve toute son actualité face à l'urgence environnementale afin de bousculer les décideurs politiques.

"S’il y a bien une pertinence à la loi évoquée, et vous connaissez notre positionnement sur cette loi créant les métropoles, c’est bien la compétence « création, aménagement, entretien et gestion des réseaux de chaleur ». Comme le sont l’eau, les transports, la gestion des déchets… tous ce qui constituent des réseaux dans une vision de projet commun sur un même territoire.

La sobriété énergétique, l’exigence sociale, l’urgence environnementale, l’efficacité économique, la lutte contre l’étalement urbain passe nécessairement par le développement de ces réseaux. Et l’on peut souligner que le SMEDAR, notre collectivité publique présidée par notre camarade Patrice Dupray, a été un élément moteur pour valoriser des énergies perdues, et ainsi augmenter le rendement de VESTA. Comme nous pourrions le faire avec Emeraude. Mieux vaut 1 chaudière vertueuse dans la valorisation d’énergie renouvelable que 10.000 chauffages individuels.

Pour autant, avec le transfert des 9 contrats privés et publics à la Métropole, un état des lieux a permis de faire des constats suivants :

  • On mesure des dérives de certains systèmes de chauffage urbain, trop coûteux.
  • Le manque d’investissement pour entretenir et moderniser l’outil. (NDLR: nous avons encore une chaudière charbon!)
  • Certains projets peu viables car engageant trop peu de volumes de consommation.
  • Des gouvernances de service opaques, parfois défaillantes liées à l’absence d’ingénierie de contrôle dans les communes.
  • Des contrats de longues durées, confiés à des entreprises privées peu nombreuses qui se partagent le marché de l’énergie, aujourd’hui déréglementé et détarifié.
  • Des entreprises plus soucieuses des dividendes versées aux actionnaires que du coût du service public rendu
  • La maitrise, voir la baisse des charges attendus par les foyers raccordés n’est pas au RDV. Alors que la cogénération s’est développée.
  • L’absence de coordination des communes afin d’optimiser les réseaux existants.

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La création de cette régie publique de l’énergie calorifique nous convient. Même si nous pensons que nous aurions pu élargir encore son périmètre en phase avec des fins de contrats imminents (NDLR: le Chauffage Urbain Rouen Bihorel).

Et seront force de propositions et d’actions pour que ce territoire de vie soit vertueux pas seulement dans la communication, mais aussi dans des obligations de résultats déterminé et quantifié, conjuguant sensibilisation et action à la sobriété (NDLR: planifier la rénovation écologique de tout le bâti) et lutte contre la précarité énergétique.  Et peut-être, que là encore, il nous faut associer toutes les forces vives du secteur dans un observatoire à créer. "

La délibération, créant régie et nommant le conseil associé, a été votée. Stéphane Barré, maire de Oissel et André Delestre, vice-président du SMEDAR, y représentent notre groupe.