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Le conseil de la métropole se réunissait ce lundi 9 octobre 2017 pour un conseil présenté comme soi-disant technique alors que toutes les délibérations sont profondément politiques car elles touchent la vie quotidienne de nos habitants (Zénith, parc expo, stationnement, culture, transports urbains, habitat, le développement économique...)  et bien sûr les modes de gestion, la fiscalité et les tarifications. Rappelons encore une fois que la techno-métropole est en train d'absorber les compétences communales. Ceci dans un contexte de continuité des politiques libérales autoritaires durcies encore plus avec Macron, de concentration des pouvoirs de type Bonapartiste et à la veille d'un mouvement unitaire dans les Fonctions Publiques inégalés depuis au moins une décennie, les élus Front de Gauche se sont exprimés:

  • sur le rapport annuel de la Sométrar société qui exploite le réseau de transport urbain par la voix d'Hélène Klein, vice présidente en charge de l'égalité (nous y reviendrons prochainement),
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    Stéphane Barré, maire de Oissel, sur le montage financier de la tête Sud du pont Flaubert dont nous approuvons les termes pour raccorder rapidement la Sud 3 à ce pont levant maritime. Il a évoqué dans sa déclaration le contournement Est dont le montage financier présenté à la presse par les 3 présidents des collectivités Région, Métropole et Département et qui se substitue au refus de l'Eure et de la Case de le financer, n'a fait à aucun moment l'objet d'un débat et d'un vote dans cette instance nous concernant. A signaler que les travaux de raccordement de la Sud 3 vont durer 7 ans, sont motivés afin d'accélerer le quartier Flaubert en devenir sur la plate forme de la gare de Rouen Orléans. Et qu'il faut souligner fortement, rien n'est, à ce stade prévu, de raccorder la tête Nord du pont à l'A15 Rouen Barentin ce qui durablement ne réglera rien en matière de fluidité de circulation. Et montre encore une fois les incohérences d'une décision solitaire sur les infrastructures structurantes. Rappelons que le transit entre l'A29-A28 vers l'A13 peut se faire par l'A151 et A15 via le pont Flaubert. C'est l'autoroute des estuaires que M Morin situe plus à l'est vers l'Andelle !?
  • Hubert Wulfranc, député, est intervenu pour soutenir les modifications de soutien des programmes de logements socaiux, dans la cadre de la Politique Locale de l'Habitat face aux attaques de la minorité de droite dont plusieurs maires ne respectent pas la loi SRU en la matière. 
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    sur le rapport annuel de l’eau potable et assainissement 2016, André Delestre a fait 2 observations majeures. La première concerne la préservation de la ressource en eau potable et sa qualité. Nous avons noté les études lancées pour trouver des ressources alternatives face à des traces avérées de pollution et le risque d’aggravation avec le contournement Est concernant la zone de captage de la Chapelle. Faut-il le rappeler à nos collègues, elle alimente les 200.00 habitants de la rive gauche et est interconnecté d’autres zones de captage pour la rive droite et la région d’Elbeuf. De plus ce ruban de goudron va stériliser encore des terres et favoriser le ruissellement des eaux, l’érosion des sols dans un espace déjà fragilisée par l’urbanisation galopante.  Alors que les présidents engagent financièrement leurs collectivités sans consultation démocratique, de quoi va-t-on parler à la COP 21 métropolitaine? Du brin de persil dans un pot de fleur rue Ambroise Fleury ou de la culpabilité du citoyen qui roule avec sa vieille caisse diesel car il n’a pas les moyens de s’acheter une voiture électrique? Deuxième remarque sur le financement des investissements nécessaires à protéger la ressource, à nettoyer les eaux noires et pluviales, à remplir les exigences européennes en matière d’assainissement. Le principe fondateur que l’argent de l’eau doit aller à l’eau nous avait permis de reprendre la main sur la gestion publique de l’eau, devenant ainsi la 1ère régie de France. Décider sur le principe fort que l’eau est un bien commun, doit être accessible à tous solidairement, que les pollueurs doivent payés. Or ce principe a été écorné quand le gouvernement Fillion a mis les mains dans la caisse des Agences de l’eau. Bien sûr, le gouvernement Valls dans la continuité, n’est pas resté le dernier à inscrire dans la loi de finance, pour 3 ans, le pillage organisé au nom de la dette publique de l’état. Avec Macron, Monsieur 2 en 1, les agences de l’eau font face au double coup de rabot de Bercy. Le gouvernement a prévu de faire 136 millions d’euros d’économies sur les agences de l’eau l’an prochain dans le projet de loi de finances 2018. Les agences rappelons-le ici, par leurs investissements, veillent à l’amélioration de cette ressource en quantité et en qualité. Une part accrue des redevances perçues par ces organismes financera autre chose que l’eau. De plus, ces organismes se voient contraints de participer à hauteur de 195 millions d’euros au financement de la nouvelle Agence française pour la biodiversité, pour l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et celles des Parcs naturels nationaux. Qui payent les investissements engagés de la métropole pour respecter les normes ? L’agence de l’eau y a participer mais pas à la hauteur des subventions nécessaires. C’est encore les usagers, principalement les ménages avec des hausses de 3,73% pour la part agglo du périmètre CREA, augmentation durable et insupportable pour les années. Et les augmentations inéluctables des redevances de l’Agence de l’eau qui vont accompagner le siphonnage des caisses. Nous le disons clairement : la hausse des tarifs, bien au-delà de l’inflation, est une augmentation déguisée de la fiscalité qui pèsent une fois de plus sur les ménages. Nous souhaitons que notre collectivité, et le président de la métropole en tout premier, se positionne clairement comme le font d’autres collectivités contre le racket des agences de l’eau par le gouvernement. Et réexamine la tarification vers plus de solidarité et de justice.

Sur la COP 21 métropolitaine, que l'on s'entende bien: nous en approuvons la tenue. D'ailleurs la transition énergétique est au coeur de notre projet comme d'ailleurs de répondre à l'exigence sociale indissociable. Encore faut-il que l'on se fixe des objectifs à atteindre et que l'on s'en donne les moyens. La décision unilatérale du président sur le contournement Est discrédite l'initiative. Et risque de la réduire à une simple opération de communication! 

Enfin le conseil devait voter pour désigner un nouveau vice président en remplacement de notre camarade Hubert Wulfranc élu député. Par 112 voix sur 136 votants (156 délégués métropolitains), notre camarde Joachim Moyse, maire de St Etienne du Rouvray a été élu en reprenant la délégation de la Politique Locale de l'Habitat. Les équilibres politiques de 2014 sont maintenus.