Les 35 membres du conseil municipal élus dimanche 23 mars se sont réunis pour élire le maire de Petit-Quevilly. Frédéric Sanchez a obtenu les 29 voix socialistes, communistes, verts et personnalités. Les 6 FHaine ont proposé leur chef. Les 10 adjoints élus sont dans l'ordre du tableau Martial Obin, Charlotte Gougeon, André Delestre, Françoise Duquenne, Philippe Dupray, Muriel Toscani, J-Louis Degiovanni, Amani Hammachi, Gérard Babin, Tiphaine Berthelot. Parité respectée et mélange d'expériences, de sensibilités, d'histoires et de conviction, cette équipe conduira avec sérieux une ville attractive, moderne, pour tous.

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Frédéric Sanchez a précisé sa manière de travailler sur ce mandat 2014 2020. Il a apporté des compléments d'information sur les actes de barbarie qui se sont produits sur la commune (voir la une de Paris-Normandie du 29/3), a souligné le rôle de tous les acteurs (élus et citoyens, services municipaux, animateurs et bien sûr la police nationale) de la cité pour élucider cette affaire. La sécurité et la tranquillité sont la préoccupation de tous et en particulier du maire et de son équipe.

Le représentant du FHaine s'est fendu de paroles peu cohérentes sur leur fond de commerce.

André Delestre, au nom du groupe communiste, après avoir féciliter le maire et approuver la méthode de travail, a conclu en innovant dans sa parole politique en offrant par la lecture ce texte de Jean Ferrat "ma France". Un beau clin d'oeil aux valeurs humanistes, républicaines qui nous animent.

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson    Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche    Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre   Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille    Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe    Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs      Ma France

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Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain      Ma France

Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles      Ma France   (Jean Ferrat)